Merci, Monsieur Costantini

Daniel Costantini, entouré de ses proches
Vendredi 19 décembre 2008, Daniel Costantini, ancien entraineur de l'Equipe de France de handball, était à l'honneur à la Maison du Sport Français, siège du Comité National Olympique et Sportif Français. Celui qui a amené le handball français sur la voie olympique jusqu'aux sommets mondiaux, fêtait sa retraite de la Fonction publique en compagnie d'invités de tous horizons. Retour sur un parcours.
Et de fait, la vie sportive et professionnelle de Daniel Costantini est celle d'un homme fidèle.

Le second titre mondial, l'aboutissement
Fidèle au handball tout d'abord. Un sport découvert dans le Marseille de la fin des années cinquante, et auquel il consacre depuis sa vie. Un demi-siècle de passion vécu pleinement et qui l'a amené à écrire l'histoire du handball français.
Fidèle à la Cité phocéenne et au Stade Marseillais Université Club (SMUC) ensuite. Joueur jusqu'en 1973, avec notamment trois titres nationaux en senior, il en devient entraîneur dans la foulée. En poste jusqu'en 1985, il quitte finalement le SMUC pour prendre en main la sélection nationale.
Fidèle à l'Equipe de France de handball enfin, évidemment. Une dizaine de sélections comme joueur avait fait office d'hors d'oeuvre, frustrant. En tant qu'entraineur, Daniel Costantini va hisser l'Equipe de France de la 19ème place mondiale à un deux titres mondiaux, obtenus en 1995, dix ans après sa reprise en main et en 2001, sa dernière année comme entraineur.
"Je suis celui qui a mis le handballeur français au travail, c'est tout"

Guéric Kervadec, souvenir de gloire
Une belle aventure qui se révèle au grand public à Barcelone, en 1992. Ce tournoi olympique conclu de bronze reste l'épisode en or de la carrière de Daniel Costantini :"Personne ne nous attendait, nous n'étions pas le sport co. qui pouvait réussir. A ces Jeux, il y avait le waterpolo, le volley-ball. Cette réussite, cette médaille reste une énorme satisfaction."
Mais pour en arriver là, Daniel Cosantini réfute toute recette : "Ca m'énerve toujours qu'un coach se contente d'une apologie du travail par la répétition de l'effort. J'ai fait ce qu'il fallait faire. J'ai obligé l'athlète à travailler et à partir de là la machine s'est lancée. Et quand la France est lancée, elle développe cette créativité et cette énergie supplémentaire qui lui font faire des merveilles. Je suis celui qui a mis le handballeur français au travail, c'est tout. Les résultats ont été là, et les Jeux olympiques de Pékin nous ont montré qu'il ne s'agissait pas d'un feu de paille".

Bon vent Aldo ! - Crédit photos : CNOSF/DPPI
Mais "Aldo" porte tout de même un regret, celui des Jeux Olympiques d'Atlanta 1996 : "Cela reste l'incompréhension, nous aurions dû au moins faire une médaille. Nous n'avons pas su gérer une équipe en pleine euphorie, qui venait de faire le titre mondial. Mais c'était une équipe aussi brillante que celle qui vient de remporter l'or olympique". Un titre ramené de Pékin qui n'a d'ailleurs pas surpris Daniel Costantini : "L'or était attendu. Pour moi, ça ne devait pas poser de problème, j'en donnais 2,5 contre 1... Encore fallait-il le faire et là ils ont été forts, brillants".En espérant que le Mondial 2009 soit celui de la confirmation.
Mais au-delà du sport, Daniel Costantini retient l'humain. "Les personnes qui sont là ce soir viennent du handball, mais pas seulement. Il y a ma famille. Il y a des gens d'entreprises avec lesquelles j'ai travaillé, des amitiés de longue date et de tous horizons qui m'ont fait le plaisir de venir. Ce soir, c'est ma vraie fierté".









