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Le haut du panier au CNOSF

 


Denis Masseglia accueille les nouvelles championnes d'Europe de basket-bal

L’équipe de France féminine de basket, de retour de Riga (Lettonie) avec un titre de championne d’Europe obtenu face à la Russie, tenante du titre, a été reçue à la Maison du sport français lundi 22 juin. Denis Masseglia, président du CNOSF, a accueilli les basketteuses françaises en leur souhaitant chaleureusement : « Bienvenue dans la Maison du sport français, votre Maison ! ».

Pour cette première réception de médaillés comme président, Denis Masseglia a exprimé son bonheur de recevoir un sport collectif, qui plus est une équipe féminine. Rendant hommage à Pierre Vincent, sélectionneur des Bleues, Denis Masseglia a souligné l’importance de l’entraineur, « le rôle le plus fatiguant, le plus stressant ». Le président du CNOSF, qui avait suivi les différentes étapes de la compétition, a salué un parcours « remarquable », marqué par ces 9 victoires d’affilée : « Bravo à toutes et à tous. Vous avez su y croire depuis le début du championnat d’Europe. J’espère que cette victoire va permettre d’instaurer une dynamique positive et de progresser encore pour les championnats du monde puis les Jeux Olympiques ».

"L'objectif reste 2012"

Ces échéances, Pierre Vincent les garde pleinement en tête : « L’objectif reste 2012 ». Il précise : « nous voulions d’abord nous qualifier pour les championnats du monde où nous aurons une confrontation de grande qualité. Ce sera alors à nous de garder le même état d’esprit, parce que c’est lui qui fait la différence ».
Jean-Pierre de Vincenzi, entraineur de l’équipe masculine vice-championne olympique à Sydney confirme : « Nous sommes très heureux d’être reçus ici, dans la maison de l’Olympisme pour marquer ce titre exceptionnel. C’est une satisfaction énorme, mais nous restons en plein sur l’objectif 2012 avec bien sûr les championnats du monde auparavant. Deux grandes échéances que nous préparerons avec de l’ambition. Nous passons du statut outsider à celui de leader. Il va falloir gérer différemment. »


Pierre Vincent, maquillé par ses joueuses... un entraîneur heureux.

Mais pour l’heure, Pierre Vincent le distille : « on plane, on continue à planer ». Il rajoute : « c’était une équipe jeune avec des athlètes de valeur qui ont donné le meilleur à l’équipe. Nous ne savions pas trop la valeur de l’équipe, alors les matchs ont été pis les uns après les autres.
Cette année la préparation a été très très courte, réduite à la portion congrue. Alain Jardel avait connu de telles conditions lors de l’obtention du titre de championnes d’Europe en 2001. Il m’avait dit que l’équipe en était sortie plus forte, avec plus d’énergie, d’envie. Dans les matchs qualificatifs, les matchs de poule, nous n’avions pas connu de défaite. En quart de finale [face à la Grèce], on s’est fait bouger fort, il nous a fallu toute notre énergie pour revenir et faire la différence. Là, tout a été remis en jeu, tout se jouait sur un match. Après les quarts, nous n’avions plus de pression, et tant pieux, parce qu’au basket, pour adroit il faut être détendu. Dans les vestiaires avant la finale, les filles étaient sereines, heureuses d’être là, enthousiastes
».

Le "retour du jedi"... puis sa retraite, sur un titre


Au revoir Cathy, et merci !!!

Parmi elles, Cathy Melain, qui jouait son dernier match de basketteuse et termine donc sa carrière sur un dernier titre, et pas le moindre. Doyenne de l’équipe, déjà championne d’Europe (et MVP) en 2001, Cathy se sentait particulièrement fatiguée deux jours après cette victoire. Elle témoigne : «Nous n’avions pas forcément d’attente sur une médaille, encore moins sur le titre. Et puis à chaque marche cela se passait bien. Nous avons montré de l’insouciance, nous avons joué relâchées sur les moments clés, sans pression sauf en quarts de finale. C’était le moment où tout pouvait partir en vrille. C’était une équipe avec beaucoup de talent mais à reconstruire. Pour ma part, l’intégration s’est très très bien passée. J’avais la volonté de faire corps avec le groupe, de ne pas être sur une marche qui n’était pas la mienne ».

Pierre Vincent confirme sa « peur de ne pas être à sa place ». L’entraineur des Bleues, évoquant le « retour du jedi » s’estimait toutefois très « content d’avoir réussi à la convaincre de revenir. Elle connait son métier sur le bout des doigts. Elle a de la bouteille, n’a pas besoin d’une semaine d’entrainement pour prendre ses marques. Je n’avais pas de doute sur ses compétences, sur son apport comme joueuse sur sa capacité à se fondre dans un collectif, elle a pu apporter soutien, compétence, assurance. Il y avait une identité à construire rapidement dans cette jeune équipe, et pour cela Cathy était celle qu’il fallait ».
L’avenir de Cathy passe désormais par un poste d'entraîneur assistant auprès de l’équipe de France Cadette, puis par la préparation d’un professorat de sport à l’INSEP. Son amie et comparse du club de Bourges, Céline Dumerc éclaire : « Elle va commencer une nouvelle vie, finie l’insouciance de la basketteuse. Cette vie, elle l’a vécu à fond, ça a été une vie pleine à ras bord. J’espère que sa nouvelle vie la comblera d’autant de joie. Mais je n’ai aucun doute qu’elle réussira sa vie future comme elle a réussi sa vie de basketteuse ».

"Un collectif qui a fait notre force"


Céline Dumerc, ici face à la Grèce, un sourire pour d'ange le basket-ball français

Pour Céline, élue au sein du cinq majeur de ce championnat d’Europe au même titre que Sandrine Gruda à l’intérieur, l’équipe de France réserve encore de belles heures. La meneuse témoigne : « c’est toujours plaisant d’être récompensée à titre personnel, mais cela reste bien secondaire, non seulement à côté du titre, mais tout simplement par rapport au collectif qui a fait notre force. Je suis dans l’équipe de France depuis 2003 et je ne me suis jamais sentie aussi importante. Mon poste a une influence importante sur le jeu, mais ce sont 12 joueuses qui ont participé à la force de cette équipe appuyée sur le collectif avant tout, un jour un peu plus, un jour un peu moins, mais toujours ensemble. J’ai pris beaucoup de plaisir à faire jouer mes coéquipières et cela s’est répercuté dans l’élection pour le 5 majeur. Je n’ai pas plus donné, mais sans doute mieux donné que lors des précédentes sélections ». Quant au titre : «On ne se rend pas forcément compte. On ne s’y attendait pas alors ce titre à une saveur particulière. Nous sommes encore ébahies, nous avons obtenu un peu plus que ce que l’on espérait. Au début, on se plaignait un peu d’une préparation trop courte, mais on a répondu présentes tout le temps. On a fait preuve d’une vraie force mentale, d’une vraie capacité d’adaptation ».

L’équipe championne d’Europe : Elodie GODIN, Anaël LARDY, Pauline KRAWCZYK, Florence LEPRON, Emmanuelle HERMOUET , Sandrine Gruda (meilleure intérieure du tournoi), Isabelle YACOUBOU-DEHOUI, Endene MIYEM, Céline DUMERC (cap), Cathy MELAIN, Emmeline NDONGUE, Emilie GOMIS.

 

 

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