Brian Joubert croit en ses chances
Au début d’une nouvelle saison qui sera ponctuée par ses troisièmes Jeux Olympiques, Brian Joubert, de nouveau entraîné par Laurent Depouilly, croit très ferme en ses chances de remporter la médaille d’or à Vancouver en février prochain. Après un trophée Bompard au résultat mitigé, il va jouer sa chance à fond à Tokyo pour le trophée NHK afin de bien lancer son hiver.

« Je pense qu’on a muri tous les deux » dit Brian à propos de sa nouvelle collaboration avec l’entraîneur qu’il avait quitté en 2004. « On est plus posés ! Avant, quand les entraînements ne se passaient pas bien, nous étions impulsifs, surtout moi ! Maintenant, nous restons concentrés pour que cela se termine bien. Il y a de la qualité. Dans le passé, je partais en vrille et on ne pouvait plus m’arrêter, on ne pouvait plus travailler et je perdais ma concentration. Ca n’est plus le cas aujourd’hui »
Brian Joubert est convaincu qu’il a trouvé la bonne formule pour réaliser son rêve olympique. « L’équipe qui m’entoure désormais est celle qu’il me faut, que ce soient les entraîneurs ou les chorégraphes. Je travaille différemment cette année. Les chorégraphes viennent une fois par mois pour « visiter » ma chorégraphie, et essayer ce que j’aime. Les deux dernières saisons avec Jean-Christophe Simond, ça n’était pas drôle. C’était froid, je n’éprouvais plus de plaisir. Je ne jouais plus. J’allais sur la piste pour travailler. Retrouver Laurent, ça me fait cet effet si positif, et mes chorégraphes Albena Denkova et Maxim Staviski sont fantastiques ».
« J'ai les armes pour être au dessus »

En 2002 à Salt Lake City, pour ses premiers Jeux à 17 ans, Brian Joubert s’était classé 14e. Quatre ans plus tard à Turin, il faisait partie des grands favoris un an avant de devenir champion du monde, mais au « Palavela » de la capitale piémontaise, il était passé au travers, finissant à la 6e place. Et en 2010 ? « J’entre dans la saison olympique, et pour un sportif, se battre pour le titre, c’est vraiment formidable. Je veux en profiter, et je veux cette médaille. Je la voulais aussi en 2006, mais je n’avais pas la maturité, même si j’avais 21 ans. Je n’avais pas assez d’expérience et je n’avais pas la bonne équipe. Je ne pouvais pas être champion olympique en 2006 »
Qui sont ses principaux rivaux ? « J’attends de voir » dit Brian. Le retour d’Evgueni Plushenko ? « J’entends qu’il est en super forme, j’entends aussi le contraire. Je sais que même s’il patine très bien, je peux le battre ». Comme le Suisse Stéphane Lambiel, le Canadien Patrick Chan, l’Américain Evan Lysacek. « Je me sens très bien dans mes deux programmes. J’ai un excellent libre. Je suis sûr que j’ai les armes pour être au dessus du lot. Je ne peux pas non plus négliger mes adversaires, alors je me renseigne et je me dis qu’ils sont tous au taquet. Ca m’oblige à redoubler le travail, ça me booste ».

La meilleure préparation, c’est le plaisir. « Je n’ai jamais pris autant mon pied que cette année. Je prends plaisir à m’entraîner tous les jours, à dépasser mes limites et c’est une sensation agréable qui me laisse penser que je suis sur la bonne voie, et que je peux gagner les Jeux Olympiques. Si je sais que je suis prêt techniquement et physiquement, je ne me pose aucune question. J’ai toujours aimé la compétition. Les jours où je craque, c’est qu’il y a une faille ou que je ne suis pas à 100%. Rien ne me touche si je suis prêt. Mais le moindre petit grain de sable me cause de gros problèmes. A moi d’être rigoureux pour arriver au top à chaque compétition, afin de ne me poser aucune question. Et comme en ce moment, tout se passe bien, au plan mental, physique, santé, je n’ai qu’à travailler ».
Le dossier de presse "patinage artistique" de la Fédération Française des Sports de Glace










