Credo olympique

Ethelbert Talbot, évèque de Pennsylvanie
C'est officiellement à un religieux que l’Olympisme a emprunté son credo, déclamé et affiché lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques.
De son aveu même, Pierre de Coubertin se serait en fait inspiré du sermon de l'évêque de Pennsylvanie, Ethelbert Talbot, prononcé à la cathédrale St. Paul le 19 juillet 1908, au cours des Jeux de la IVème Olympiade à Londres. Il aurait déclaré à cette occasion : « L'important dans ces Olympiades n'est pas tant d'y gagner que d'y prendre part. ».
Selon de récentes recherches, il semble que ses véritables propos auraient alors été :
"S'il n'y a qu'une chose à retenir de tous les mensonges sur les enseignements de l'Olympie antique, c'est que les Jeux en eux-mêmes sont au dessus des questions de race et de récompenses. St Paul nous apprend à quel point le prix est inisgnifiant. Notre récompense n'est pas corruptible mais incorruptible et même si seule une personne peut porter la couronne de lauriers, tout le monde peut partager la même joie de la compétition".
Au final, il semble que le Baron de Coubertin s'inspirant de l'esprit de cette sentence et des Métamorphoses Ovide soit en réalité lui-même le rédacteur du credo olympique. Ce dernier est le suivant : "Le plus important aux Jeux olympiques n'est pas de gagner mais de participer, car l'important dans la vie ce n'est point le triomphe mais le combat ; l'essentiel, ce n'est pas d'avoir vaincu mais de s'être bien battu".
Devenu « L’important c’est de participer » pour la vox populi, ce credo a fait l’objet d’une réelle appropriation publique. qui témoigne de la la diffusion des valeurs olympiques, ici le désintéressement dans l’accomplissement de l’acte sportif.








